19 novembre 2008
Accro de la mode...Tel est son nom de code
Et là voici, la suite...
Ses illustrations sont plus
belles que beaucoup de photos de mode… c’est certainement la raison pour laquelle son blog
fait des ravages sur la blogosphère. Une telle créativité m’a poussée à me
demander qui est la talentueuse dessinatrice qui se cache derrière
« Accro de la Mode ».
Derrière ce recueil de tendances
vestimentaires habillement illustrées et commentés, il y a Isabelle.
La Miss a eu la chance de côtoyer de près la vie trépidante des stylistes qui
traînent leur manteau Balenciaga et leur sac Prada de salons Business Class en
salons Business Class des plus grands aéroports du monde. Et pour cause, Madame
Oziol de Pignol était styliste free-lance spécialisée dans le « menswear »
chic. Durant sept années, elle a dirigé les collections des licences
du prêt-à-porter masculin de Balenciaga ainsi que la ligne casual de Burberry
Japon. Rien du ça ! Pourtant, un jour, elle a compris qu’elle devait
mettre un frein à cette carrière professionnelle rêvée par toute
fashionista. Et pour cause, la vie de famille l’a quelque peu rappelée à
l’ordre : « entre deux Paris-Tokyo, quand on découvrit que mon
fils aîné souffrait d'une grave dyslexie/dysorthographie exigeant une prise en
charge lourde, j’ai décidé de mettre la ola au niveau de mes activités
professionnelles. Beaucoup de filles arrivent à tout gérer de front, moi pas.
C'est un peu l'éternel « injustice » des femmes par rapport aux
hommes, « l’obligation » implicite de devoir mettre en sourdine
sa carrière pour veiller à l'épanouissement de ses enfants. Le jour où un
enfant débarque dans une vie, tout est changé. Pour ma part, l'avenir de mon
fils m'angoissait trop. J'ai commencé par quitter Balenciaga. Un
an après, quand mon contrat avec Burberry s'acheva, je pris la
décision de tout arrêter. Je me suis même offert le luxe de refuser des
propositions de collaborations... Aujourd’hui, je mène donc une vie
plus calme, ponctuée de goûters d'anniversaire et de réunions de parents
d'élèves. Je découvre ce qu’est la vraie vie en fait. Offrir des
souvenirs à ces enfants est une expérience qui ne dure finalement que
quelques années mais qui vaut la peine qu'on y consacre du temps... C’est, du
moins, comme ça que je vois les choses..."
Cette « magazine
addicted » consacre quatre journées entières par semaine à son blog.
Ca laisse rêveuse ! Ses idées, Isabelle avoue les dénicher
partout : « une fille dans la rue, une photo dans la presse, … J’y
réfléchis en général le matin sur la plage, en promenant mon chien ». En
dessinant avant tout des personnalités contrastées, Isabelle donne à son
blog une grande richesse et un regard pertinent sur la pluralité de ce
que la mode propose. « Les groupes d'identification telles que les
tribus d'adolescents, où bien les personnes influencées par les courants
musicaux ou les options politiques me fascinent. Elles sont une source
d'inspiration importante ».
Merci (merci... merci!) pour cette superbe illustration d’Alerte à Liège
faite sur mesure ! Et oui, la brune: c'est moi! De notre côté, je pense qu’on a rien de mieux à
faire que de souhaiter à Isabelle que son rêve se réalise… Mais je pense que
son blog n’aura, comme le souhaite, aucun mal à donner envie à une société
ou à un magazine de s’arracher ses croquis.
26 avril 2008
Berry, Mademoiselle Délices
Dans le cadre du festival des Nuits du Botanique, Berry sera en Belgique le 7 mai. Son nom m'évoque la fraîcheur des fruits d'été...mes préférés. Son visage mutin possède la vraie beauté, celle qui n'a nullement besoin d'artifice pour être dévorée du regard. Son album "Mademoiselle" est un petit bijou pop folk, dont les textes ne manquent pas de sens. Sa voix rauque transporte et apaise. L'interview ne pouvait pas mieux s'annoncer...
Berry, Elise Pottier de son vrai nom, a entamé sa carrière d'artiste par le théâtre. Que ce soit sur les planches ou sur scène, la jolie Française dit fonctionner à l'instinct. "Je crée à l'intuition, après seulement je réfléchis. Des idées me viennent, j'essaye puis la raison vient s'en mêler pour me dire si ça tient réellement la route. Je ne suis pas hantée par la peur d'essayer et de voir a posteriori que je me suis en fait plantée. Selon moi, il faut oser rater pour pouvoir avancer."
Son album, réalisé en toute complicité avec Manou et Lionel Dudognon, Berry le voit avant tout comme une fabuleuse aventure humaine qui lui a apporté beaucoup de joie. Et si elle devait comparer "Mademoiselle" à un dessert, elle choisirait la salade de fruits car "C'est un mélange inouï de plein de choses qu'on aime".
Celle qui est présentée comme fragile sur le carnet de bord qu'elle partage avec Darc, dit pourtant que la fragilité n'est pas un trait majeur de sa personnalité. "Fragile, on l'est tous à un moment donné de sa vie. Je ne le suis ni plus, ni moins, que quiconque. Certains ont peut-être du mal à assumer leur part de fragilité mais c'est pourtant le propre de l'Homme."
Le clip du "Bonheur" a été tourné dans le nord de l'Espagne et son site ainsi que son Myspace portent le nom de "Casa de Berry". Plus qu'un simple attrait pour la culture hispanique, Berry voue un véritable intérêt aux cultures qu'elles ne connaît pas. "J'aime le Sud mais j'aimerais également partir à la découverte du Nord comme l'Irlande ou le Dannemark. Je suis ouverte au monde qui m'entoure."
Dans sa vie d'artiste, sa principale angoisse est de ne pas partager de plaisir. Le partage est ce qui l'a fait grandir... Avec "Mademoiselle", elle n'a aucune crainte à avoir et doit même être comblée car...elle régale!
Le boîte à merveilles de Berry se découvre en toute élégance, sur fond rétro, grâce à son site officiel ainsi qu'à son MySpace. On peut même y voir de jolies vidéos capturées par elle et ses musiciens dans leur quotidien... A savourer et à découvrir en concert le 7 mai au Botanique à Bruxelles.
25 mars 2008
Orane Godrie...Jolie môme!
Ce visage sublime associé à n’importe quelle marque la rendrait glamour à souhait. Le jury du prestigieux concours "Elite Model Look" ne s’y est d’ailleurs pas trompé ! En effet, le 21 avril prochain, Orane Godrie va représenter la Belgique au concours international de mannequins le plus renommé de la planète. Face à une soixante de candidates originaires de 53 pays différents, ce jeune espoir de l’agence Elite va représenter nos couleurs dans l’enchanteresse ville de Prague.
Alors que cette renversante opportunité d’emprunter le chemin d’une carrière de mannequin ferait pâlir de jalousie toutes les jeunes filles de son âge, Orane se veut modeste et garde la tête bien accrochée sur ses épaules.
La belle, seulement âgée de 15 ans, nous a fait le plaisir de nous livrer une de ses premières interviews.
Pour Orane, le rêve a commencé tout simplement. "J'étais en vacances avec ma famille. Mon parrain a repéré l’encart dans le journal "le Soir" où on parlait des modalités d’inscription au concours. Pour lui, ça ne faisait aucun doute, je devais me présenter ! Au départ, j’étais quelque peu hésitante… Je pensais ne pas avoir réellement de chance. Ma maman a pris les devants et, alors que nous étions toujours en congés, elle a envoyé des photos de moi, toute simples, prises durant ces vacances." Merci, la famille, d’y avoir cru !
Les crêpages de chignon entre les candidates dans les coulisses. Mythe ou réalité ? "Je n’ai eu vraiment de contacts qu’avec les douze dernières finalistes nationales. Au départ nous étions 400, puis le nombre s’est réduit à 30 et s’est finalement à 12 que nous avons passé la journée de training, où nous avons également toutes posé pour les photos. Hormis le fait que nous ne parlions pas toutes la même langue (il y avait beaucoup plus de néerlandophones), les filles étaient excessivement sympas, il y avait une atmosphère géniale entre nous et j’ai même gardé contact grâce à MSN avec plusieurs prétendantes à la finale internationale. Et s’il y avait de la concurrence entre nous, c’est que je suis totalement passée à côté ! Bien entendu, j’ai peur que ça soit différent lors de la grande finale car les enjeux seront différents!"
Space
Et une mini top, elle entretient quel rapport avec son image au quotidien ? "Je ne me tracasse pas de trop pour mon image, cela n’occupe pas toutes mes pensées… Bien entendu, je prends soin de moi car j’ai envie d’être jolie. J’applique les conseils basiques qui m’ont été donnés. La clé pour être belle, c'est surtout de garder une belle peau, propre et fraiche, alors je fais attention de bien la nettoyer, de bien me démaquiller. De toute façon, je ne me maquille que très légèrement: un peu de crayon noir, du mascara et du blush. C’est tout mais déjà bien suffisant à mon goût. Par contre, les jours où je trouve que mon teint est trop pâlot, j’utilise la poudre minérale de l’Oréal. Je fais également attention à mes cheveux que je lave tous les deux jours. Et comme j’ai gagné un an de produit John Frieda, c’est ces derniers que j’utilise et je ne leur trouve que des qualités."
Space
Mais comment parler de mannequinat à une adolescente sans parler des dangers liés aux exigences d’extrême
maigreur infligées dans le milieu de la mode. "Je ne me fais pas de souci par rapport à l’anorexie. J’aime trop manger (rires) pour tomber un jour dans les pièges de cette maladie. Je n'ai d’ailleurs pas changé d'alimentation depuis que j'ai gagné ce concours ! Je mange toujours autant car j’ai la chance de pouvoir beaucoup manger sans prendre de poids. De toute façon, je suis comme je suis et je crois que personne n’arrivera à me rendre malade pour plaire à des photographes ou des créateurs… Je pense cependant que les créateurs ne devraient pas accepter de faire défiler des filles trop maigres, qui mettent leur vie en danger. Ces filles devraient plutôt véhiculer une image de jeunes filles saines et en bonne santé."
Space
Aujourd'hui, à 15 ans, une jeune fille adopte souvent le style vestimentaire d'une adulte. Pour Orane, chaque chose en son temps. "Ma pièce fétiche, c'est le jean, porté avec un pull ou un t-shirt et une paire de baskets. Ce sont mes tenues favorites, celles de tous les jours. Je trouve que tout le monde doit avoir au moins un jean dans son armoire! Je n'aime par contre pas porter des jupes, je ne me sens pas super à l'aise! Quant aux tenues trop sexy, ce n'est pas mon style. Pour certaines jeunes filles, s'habiller de cette façon est peut-être leur façon de s'exprimer. Je ne critique pas mais ça ne correspond pas à ma personnalité. Pour ce qui est des enseignes dans lesquelles j'aime faire du shopping, étant donné que je ne dispose pas d'un énorme budget, j'aime m'habiller chez Zara, H&M et Mango. A mes yeux, elles reproduisent assez bien la mode des grands créateurs mais à des prix abordables!". Une fille comme vous et moi, en somme.
Space
Dans ses icônes, Orane compte Kate Moss."Je la trouve très très belle mais je n'adhère néanmoins pas à son côté excessif. J'aime aussi beaucoup Keira Knightley pour son dynamisme, son côté souriant et les films dans lesquels elle a joué."
Space
Dans 10 ans, Orane aimerait que le métier de mannequin la mène aux quatre coins du monde, lui fasse faire des tas de rencontres intéressantes et lui permette de se lier d'amitié avec une multitude de personnes aux profils très différents."Dans le fond, je ne pense pas encore beaucoup à mon avenir. Mes 25 ans sont encore loin (rires)." Ca filerait presque un coup de vieux...
Space
On espère en tous les cas que les bonnes étoiles de la mode seront avec Orane en République tchèque le 21 avril où, à l'issue de la finale du 24ème concours "Elite Model Look", le jury désignera les 15 semi-finalistes qui marcheront sur les pas de Cindy Crawford, Naomi Campbell, Linda Evangelista ou encore Gisèle Bündchen. La grande gagnante sera quant à elle la prochaine égérie d’une des plus prestigieuses marques du monde. Ce qui est sûr, c'est qu'on croise les doigts !
Space
Photos: Elite Model
21 mars 2008
Tom Poisson...Riche à Millions!
Ma copine d’école primaire croyait que les "fish sticks" nageaient gentiment dans la mer avant d’être pêchés. Elle avait 6 ans, ne lui jetez pas la pierre! Pour ma part, je n’ai jamais été réellement fascinée par le monde marin…Sauf peut-être pour ses histoires de pirates, sans foi ni loi, qui semaient la terreur des Caraïbes aux mers d’Afrique.
Pourtant, en découvrant le nom de Tom Poisson, ma curiosité m’a directement poussée à découvrir l’artiste qui se cachait derrière cet intrigant pseudonyme. Et, bonne pêche… Des chansons qui feraient de l’ombre à celles de toutes les sirènes réunies. Des mélodies recherchées aux sonorités généreuses et aux textes subtiles.
Son dernier album, Riche à Millions, m’a donné envie de lui poser quelques questions autour du thème de l’argent. Pour mieux le connaître, j’ai choisi mes questions autours de références musicales un peu décalées qui touchent de près ou de loin ce qui dirige, soi-disant, le monde. Même si Tom aime à le rappeler, le titre de son nouveau CD fait plutôt référence à tout ce qui rend comblé sans forcément pouvoir s’acheter.
1) Dans "Money, Money, Money", Abba s’extasiait sur "Toutes les choses que je pourrais faire si j’avais un peu d’argent". Quel rapport entretenez-vous avec l’argent ? "Je vois l’argent comme un instrument nécessaire pour concrétiser les projets dont on rêve, tant d’un point de vue professionnel que privé vu que dans ma vie les deux aspects sont intimement liés. L’argent me sert à investir dans la production de ma musique mais j’avoue que si Riche à Millions connaît suffisamment de succès pour me le permettre, je ferais construire une terrasse pour pouvoir prendre des bains de soleil parisien (rires)."
2) Bob Sinclar mixe au son de "Money, get rich or die try’in". Quelle vision avez-vous de notre société de consommation ? "On vit, selon moi, dans une époque formidable. La technologie offre 1001 facilités à notre vie quotidienne. Je dirais donc que j’aime profiter avec bonheur de tout ce qu’on a la chance d’avoir à notre disposition. D’ailleurs, j’avoue avoir craqué pour un énorme écran de télé pour donner à mon appartement des allures de cinéma. Maintenant, je ne peux pas nier que je ne trouve parfois pas ma place au sein de toutes ces valeurs commerciales. Pour moi, la vie est trop courte pour que les valeurs humaines ne priment pas sur le reste or, trop souvent aujourd’hui, l’individu passe à l’arrière plan. Je fais d’ailleurs un parallèle avec ma chanson "La complainte de l’Homme moderne". Mais, bon, je ne veux pas passer pour un soixante-huitard qui garde en permanence un regard critique la société actuelle (rires)."
3) Comme Aznavour, pensez-vous que la misère soit moins pénible au soleil ? "C’est indéniable que le soleil fait du bien au moral mais je ne suis pas persuadé que la pauvreté soit plus facilement acceptable à Marseille, Rio, Bruxelles, Paris ou Buenos Aires. Dans une des chansons de mon dernier album, je parle de la précarité que connaissent les SDF en lui donnant un visage humain. Celui de Henri. Je personnalise ce problème auquel je suis sensible en évoquant l’histoire que j’imagine être celle du SDF que je croise fréquemment près de moi en empruntant le périphérique."
4) La belle JLO chante « My love don’t cost a thing ». Pensez-vous que l’argent puisse tout acheter? "Pour moi qui fonctionne à l’intuition, qui me laisse porter par mes envies dans mon métier comme dans mes amours, je ne le conçois pas. A mes yeux, les sentiments amoureux ne peuvent pas être calculés. Rien n’est prévisible et je ne pourrais pas me forcer à être raisonnable."
5) Madonna met en avant dans « Material Girl » la femme vénale. Constatez-vous que depuis que vous êtes sur le devant de la scène, votre cote de popularité auprès des femmes a augmenté en flèche ? "Pour promouvoir mon album sur le net, on a décidé de réaliser de petits clips publicitaires où le casque rose que je porte sur la pochette de l’album devient un véritable phénomène de société. Plusieurs épisodes complètement second degré (donc celui de Tom Poisson à la piscine, entre autres) où on voit la folie du casque rose s’emparer de l’Homme de la rue. Si ça se concrétise, je pourrais dire avoir une influence sur les femmes (rires)."
Pour voir Tom Poisson en Belgique, il faudra attendre le vendredi 18 juillet 2008 et les Francofolies de Spa. En attendant, on se délecte des chansons à texte de cet homme plein d’humour, de bon sens et dont le talent passera certainement moins inaperçu qu’une goutte dans la mer!MySpace.Site officiel.
13 février 2008
Delphine Quirin ou rien!
Comment évoquer le
paysage liégeois sans mentionner la modiste Delphine Quirin ? A moins
d’être complètement tête en l’air, c’est totalement inconcevable! « Tête
en l’Air », aujourd’hui rebaptisé "Delphine Quirin", c’était
justement le nom que portait son agréable boutique-atelier situé Rue Pierreuse
où elle conçoit et vend ses collections. Mais Delphine est loin de faire
craquer uniquement les Liégeoises… Ses créations artisanales, que ce soit ses
chapeaux ou ses accessoires, font chavirer le cœur de bien plus d’une
Américaine, Suissesse, Hollandaise, Anglaise ou encore, Française. Sa
créativité s’exporte bien et suscite notre curiosité…
Cinq questions pour mieux
connaître cette jeune femme tellement sympa et pleine de vitalité!
1) Delphine Quirin, c’est une créatrice liégeoise
talentueuse, qui vit de sa passion, qui vend ses créations aux quatre coins du
monde, qui est reconnue internationalement par les professionnels de la mode.
Quel regard avez-vous sur votre parcours ?
"J’aime
coudre depuis que je suis toute petite. Malgré cela, l’heure venue de devoir
choisir quelles études entreprendre, j’ai choisi l’histoire de l’art car cette
filière m’intéressait pour la richesse de ses cours. Après six mois à
l’étranger et mon diplôme en poche, je me suis retrouvée face aux difficultés
liées à la recherche d’un emploi. Tout naturellement, j’ai opté pour le statut
d’indépendant qui me permettait de travailler dans plein de domaines
différents, dont celui que j’affectionnais tout particulièrement: la création
textile. Rien ne m’y prédestinait réellement mais les événements se sont
enchaînés naturellement. Je me suis laissée portée par les opportunités de la
vie qui se présentaient à moi, en essayant de prendre à chaque étape les
décisions les plus judicieuses. Le succès entraînant un autre et la possibilité
de me retrouver à la tête de ma propre boutique liégeoise s’est offerte à moi.
S’en est suivi un salon à Paris où mes créations ont tapé dans l’œil de
professionnels étrangers. J’ai développé mon affaire graduellement, pas à pas,
en restant toujours ouverte aux occasions de faire mûrir mon projet. "
2) Vous souvenez-vous de la vente de votre première
création ?
"Eh,
bien, non, je ne me souviens pas de ma première vente! Par contre, je me revois
en deuxième primaire au cours de couture. Je devais crocheter un napperon que
j’ai transformé en petit béret juste en lui ajoutant un élastique. Je le garde
en souvenir." Une vocation qui se laissait déjà deviner…
3) Y a-t-il une personne sur laquelle vous rêvez de voir une
de vos créations ?
"Non,
il n’y a pas une personne en particulier que je voudrais voir porter une de mes
créations. D’ailleurs, ce n’est pas du tout mon style d’envoyer un chapeau à
une personnalité dans l’espoir qu’elle le porte un jour.
Ce
que j’ai par contre trouvé super chouette, c’est le jour où en visite au Musée
D’Orsay à Paris, j’ai croisé une petite Japonaise dont le look sympa a de suite
capté mon attention. En la voyant de plus près, je me suis rendue compte
qu’elle portait un de mes chapeaux. Me dire qu’une personne a acheté un de mes
objets à l’autre bout du monde me fait toujours sourire.
Par
ailleurs, j’ai également appris par personne interposée que Julie Depardieu
avait acheté une de mes créations. J’ai également trouvé marrant de l’apprendre
de la sorte."
4) D’un point de vue tendances vestimentaires, comment
voyez-vous ce printemps/été 2008 ?
"Je
vois, comme cela se profile d’ailleurs depuis quelques saisons, le retour à
plus de féminité dans les tenues. Des sacs à main raffinés, des talons, un
petit air de Grace Kelly… Le foulard Hermès revient en force, par exemple. Pour
ma part, le corsaire m’inspire beaucoup… même si je ne sort pas de collections
en été."
5) Avez-vous déjà fait visiter Liège à une connaissance
étrangère ? Quels sont les endroits de la ville que vous affectionnez
particulièrement ?
"Mon
copain est néerlandophone. Je me suis donc déjà retrouvée à faire visiter la
ville à des copains à lui. J’ai un total coup de cœur pour le quartier
Pierreuse et les alentours de la Place du Marché. Des endroits qui m’inspirent
depuis que je les ai découvert durant mes études d’histoire de l’art. A mes
yeux, les Coteaux de la Citadelle sont magiques dans la mesure où, en plein
centre ville, on se sent à la campagne. Des moutons et des vaches broutant
encore face champs!
Liège
me surprend de plus en plus agréablement. J’ai moi-même beaucoup voyagé et même
si l’Italie m’interpelle réellement d’un point de vue touristique et
architectural, je pense qu’il ne faut pas tomber dans les travers de systématiquement
préférer ce qui se fait ailleurs. Puis, grâce à Internet, le monde est à une
portée de clics! "
Delphine
est fascinante! Maman de deux petits bouts et chef d’entreprise épanouie, elle
irradie par sa gaieté et son accessibilité. Pour entrer dans sa bulle créative
et découvrir ses merveilleuses confection, rien de plus simple: rendez-vous aux
abords du Palais des Princes Evêques, Rue Pierreuse 26 à 4000 Liège. Téléphone:
04.221.05.52. Site Web. Tête à chapeau ou pas, vous n’en sortirez pas déçue…
07 février 2008
Renan Luce: le voisin rêvé!
«J'ai reçu une lettre, il y a un mois peut-être, arrivée par erreur, maladresse de facteur... », chanté avec une voix sensuel d'être rocailleuse, le tout sur quelques notes de musique envoûtante.... Sans crier gare, il ne faut rien de plus pour être définitivement enivrée par Renan Luce. La lumière montante de la chanson française.
Cet auteur-compositeur breton possède ce don magique de rendre contagieux l'engouement que portent les petites histoires du quotidien qu'il interprète... Il a suffi que « La Lettre» résonne à travers les enceintes de mon supermarché, même une fin d'après-midi morne d'hiver, pour me mettre de bonne humeur et me faire me balader le sourire aux lèvres entre les rayons des chocolats et des céréales.
Ses textes, on prend goût à les décortiquer... Ses chansons laissent transparaître un homme doté d'une vraie sensibilité mais qui possède en même temps les traits de caractère les plus virils qu'un homme puisse avoir: assumer ses choix, prendre le risque de clamer et d'assumer son amour et ses envies, se montrer ouvert et indulgent (tomber amoureux d'une dyslexique enceinte d'un autre, faut quand même oser le faire!). Un homme comme ça, ça ne court pas les rues! Alors, forcément, Alerte à Liège a voulu le découvrir. Et Renan ne déçoit pas… Il n’a nullement besoin d’entrer dans un jeu de séduction « en toc plaqué or » pour vous faire boire toutes ses paroles…Quel que soit le sujet abordé.
Ainsi si on évoque avec lui sa chanson « La Lettre» où, grâce à la maladresse d'un facteur, il reçoit un courrier qui ne lui était pas destiné et qu’on lui demande s’il croit au hasard ou, au contraire, que tout est écrit, il répond posément: « C'est marrant que vous me posiez cette question car je suis justement en train d'écrire une chanson sur le sujet. Sur ce petit grain de sable qui vient perturber un itinéraire, l'aiguillage qui nous fait changer de route. Selon moi, tout n'est pas écrit. Pour ma part d’ailleurs, j'aurais très bien pu ne jamais faire ce métier en étant sur le devant de la scène et passé à côté de ce que je vis actuellement. On n'a aucune maîtrise sur les rencontres que l'ont fera, cela étant peut-être d'autant plus vrai dans le secteur relativement fermé de la musique.» Le naturel de Renan pour répondre laisse deviner son humilité. Alors que la tendance voudrait faire croire que beaucoup d’artistes s’épanouissent dans le paraître, Renan Luce en est à des années lumières. Même si on aborde des sujets plus fantaisistes, comme ce qu’il trouve sexy chez une femme… Car la jolie blonde sexy de «La Lettre», elle nous intrigue et on voudrait toutes être à sa place ! « Une fille sexy, c’est une fille qui porte en elle la joie de vivre. Etre une fille sexy ne s’exprime dans une tenue aguicheuse, tout se situe dans le dynamisme de son corps, son sourire, son entrain. » Fidèle à lui-même, Renan aime un style simple.
Mais un gars qui dit aimer scruter de sa fenêtre ses jolies voisines, ne serait-il pas un brin pervers ? Loin de nous cette idée! Renan se dit simplement curieux, il aime observer, zieuter les gens dans le métro ou dans la rue. Ce garçon ne souffre vraiment d’aucun vice, on vous le dit ! Ou alors, il le cache très bien…
Son seul péché, si peut dire, est peut-être son béguin pour la région où il a grandit, le Nord Finistère. Car si on lui demande de jouer à l’agence de voyage et de conseiller à nos lecteurs un endroit à ne pas manquer, c’est en Bretagne que Renan souhaite vous envoyer pour « sa multitude de petites villes au charme fou, ses paysages riches et sauvages. » Dit avec un tel entrain, on s’y voit déjà !
Nos interviews se terminent toujours par la question laissée à AAL par l’artiste précédent, Mark du groupe Cocoon dans ce cas-ci : « Qu'auriez-vous fait si vous n'aviez pas été artiste?». « Vu mes études (Conservatoire et Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse, NDLR), j'aurais très certainement emprunté le chemin de la carrière culturelle. J'aime travailler en équipe et l'organisation d'évènements, j'aurais peut-être travaillé dans un théâtre ou aurais été producteur de concerts. J'aurais, par contre, beaucoup de mal à dire si emprunter cet voie plutôt que celle que j’emprunte actuellement m’aurait frustrer.»
Renan Luce sera en Belgique (Cirque Royal) le mercredi 16 avril pour un concert avec Saint André, groupe que nous avions d’ailleurs présenté en novembre. De la Belgique, Renan ne connaît pas grand chose même si une partie de son album a été enregistré à Bruxelles. « En tournée, les dates s’enchaînent. On reprend le bus pour un autre endroit tard dans la nuit, sans vraiment avoir eu le temps de nous imprégner de la ville dans laquelle on a joué. Mais comme on arrive en général tôt dans la matinée, peut-être qu’on essayera de mieux découvrir votre capitale. » Ah, Renan, qu’est-ce qu’on aimerait le croiser dans le quartier du Sablon pour manger une gaufre de Bruxelles avec lui…
Jamais dans la vanité, Renan se distingue par une vraie démarche artistique. Pour découvrir « Repenti », le dernier album de cet artiste dont les clips dégagent ce fameux charme à la française, qui chante de voix de maître avec Renaud et qui porte la Converse en toute décontraction, deux adresses : son site officiel et son MySpace.
28 janvier 2008
News from Fashion Illustrations!
Elle n’est pas Belge mais elle illustre la
Belgique divinement et avec beaucoup de finesse…
Elle, c’est Angéline : vraie Parisienne dans l’âme de 21 ans qui a intégré, après une classe de prépa en arts appliqués, le Studio Berçot. La réputée école de mode parisienne. Son ambition : devenir designer de chaussures ! C’est grâce à son adorable blog "News from Fashion" qu’Alerte à Liège l’a découverte.
Portrait d’une fille comme on les aime et qui dessine aussi facilement que d’autres respirent…
1) Angéline, peux-tu te présenter ?
J’ai
21 ans, bientôt 22… J’habite en région parisienne,
mais je suis toujours fourrée sur Paris: je travaille sur
Paris et fais tout à Paris. Je me considère dès
lors comme une vraie petite parisienne!
Je
suis à l’heure actuelle en stage. J’ai tout d’abord
commencé dans la presse chez Biba en tant qu’assistante
styliste photo, puis assistante de création aux éditions
Jalou pour enchaîner, entre deux stages, par quelques défilés
à droite à gauche en tant qu’habilleuse… Une
bonne manière, selon moi, d’intégrer les maisons des
créateurs (John Galliano, Chloé, Armani, Vuitton…)
pour y voir les collections et futures tendances de près!
Dans
la vie, je suis passionnée d’art, de photographie, de mode
bien sûr et surtout, de chaussures! Ce n’est donc pas pour
rien que je veux devenir designer de chaussures!
2) Pourquoi ce blog "News from Fashion" ?
En
septembre 2007, j’ai ouvert un blog "News from
Fashion" pour y parler de tendances mode, icônes de
mode, films et autres actualités en rapport avec cela. J’ai
ensuite créé un deuxième blog destiné,
lui, à y mettre mes croquis qui traînaient partout dans
mes carnets, dans mes agendas, etc.
Au
départ, je ne pensais pas du tout y poster des illustrations
quotidiennement, ni qu’autant de personnes viendraient y jeter un
coup d’œil! C’est vraiment très excitant ! Ca va
faire maintenant cinq mois déjà que j’égaye
quotidiennement la toile de mes dessins! Jusqu’à quand cela
va-t-il durer? Jusqu’à ce que l’inspiration et le temps me
manquent…
3)
Ressembles-tu physiquement à la fille de tes croquis?
En
effet, la nana de mes illustrations est une caricature de moi, un mix
entre ce que je suis et l’idéal que je me projette. Ce qui
n’était pas voulu au départ. Physiquement, je suis
donc bel et bien une vraie blonde, aux grandes jambes interminables.
C’est d’ailleurs ce que j’ai accentué chez mon
personnage.
Quant
aux situations représentées, ce sont bien des aspects
de ma vie et des situations vécues que je mets en scène.
4) Du point de vue des tendances vestimentaires, comment vois-tu le printemps/été 2008?
Pour
la prochaine saison printemps/été, je vois comme
tendance première l’imprimé.
LE
motif de cette saison été: la fleur! Déclinée
en bijoux, accessoires, et surtout en imprimés (abstraits, liberty, graphiques, etc.).
La
robe fera son grand retour: beaucoup de robes, en mousseline, avec
des imprimés floraux donc. Des robes courtes, toujours, mais
aussi des robes très très longues en matières
fluides et légères.
Autre
tendance phare: le pantalon large et masculin, qui se raccourci pour
l’été et se resserre légèrement à
mi-mollet (cf. la collection Isabel Marant ).
Quand
à nos petits pieds, ils aimeront toujours se pavaner en
ballerines, grand standard du confort qu’on ne lâchera pas de
si tôt, en les low boots version toile pour les supporter
malgré tout avec la chaleur, et nous aurons le choix entre une
multitude de sandales à brides.
5) Quelles sont tes marques coups de cœur pour t'habiller?
Si
mon porte monnaie me suivait en tournée shopping sans faire
d’infarctus, j’irais pécher mes vêtements chez
Isabel Marant, Etro, Zadig et Voltaire. Pour mes « sex-on-the-leg
shoes », mon fournisseur de prédilection serait
sans conteste Christian Louboutin!
Mais
comme mon compte bancaire se résume plutôt à la
traversée du désert, j’aime me créer des looks
inspirés par mes icônes de mode favorites (Kate Moss
pour son coté rock, Keira Knightley pour son coté
romantico/grunge, et les sœurs Olsen pour leur coté fashion
une pointe rock). Pour cela, je vais flâner très souvent
chez Zara, H&m, Mango. Pas très original c’est sûr…
mais le tout est de dénicher les pièces que les autres
ne remarquent pas et d’en faire des pièces intéressantes,
en se créant un bon look.
Ce
qui m’intéresse le plus est donc d’aller dénicher
les pièces à droite à gauche pour créer
ce look, que ce soit un débardeur à 40 euros, mixé
avec un pantalon à 10 euros, peu importe, du moment que je
sois à l’aise dans mes fringues et que le résultat
soit intéressant.
6) Si on visite Paris, tu nous conseilles quel lieu (public, bars, restos, boutiques, etc.) à ne surtout pas manquer?
Mon tour de Paris idéal en quelques jours serait le suivant :
Balades :
*
Une traversée de Montmartre, en passant par les marchands de
tissus, coupons et galons en tout genre, le Sacré Cœur, la Place du Tertre avec ses peintres, et se manger un croque monsieur
dans une brasserie bien frenchie !
*
Une petite traversée le long de la rive droite, du Jardin des
Tuileries, en passant par le Louvre pour se reforger sa culture
artistique, la Rue de Rivoli pour faire un peu de lèche
vitrine, et terminer dans le quartier du Marais avec toutes ses
petites boutiques de créateurs et ses petits bars sympas.
« J’adooore » l’ambiance de ce quartier,
c’est toujours un plaisir de s’y perdre et d’y flâner!
*
Pour faire du lèche vitrine, mon QG est le Boulevard
Haussmann: avec le Printemps et les Galeries Lafayette pour tout
trouver, du stylo au sac de luxe Chanel; H&M, Zara et Mango pour
combler sa frustration de n’avoir pas pu s’offrir de sac Chanel
au Printemps. Métro: Havre – Caumartin.
*
Kiliwatch, le temple de la friperie (de luxe j’avoue, car un peu
beaucoup cher par rapport aux autres petites friperies !), très
sympa et pas mal de choix en neuf et en fripes, en sacs et en
chaussures. Le magasin fait également office de librairie
art/mode. Métro Etienne Marcel.
*
Cherche Minippes, dépôt vente de la Rue du Cherche Midi
où l’on peut s’offrir des vêtements et accessoires
de créateurs tendance et bon marché ! Métro
Duroc.
Bars et resto : Il y en aurait trop à conseiller!
*
Un resto en toute simplicité, original et pas cher:
Patati-Patata, d’énormes patates chaudes ouvertes en 2 et
remplies de garnitures au choix. Rue de Lappes, Métro
Bastille. A noter que cette rue regorge de bars hyper sympas!
*
le quartier Saint Michel, rempli de bars et resto « J’adooore ! ».
Métro Saint Michel.
*
Resto japonais "Akita", Rue Sainte Croix des
Petits Champs, le meilleur jamais testé jusqu’à
présent en ce qui me concerne! Menu sushi+ sashimi à
tomber par terre !
*
Cour Saint-Emilion, une allée où se mélangent
boutiques (sucrerie, soins pour le corps, Club Med sports, etc.),
resto et bars avec terrasse, et cinéma en bout d’allée.
Très sympa pour y flâner le soir et se prendre un petit
verre suivi d’un bon film! Métro Saint-Emilion.
Merci à Angéline pour les très belles illustrations personnalisées pour Alerte à Liège! Et avec un tel talent, nul doute qu'elle ira très loin cette jolie blonde!
17 janvier 2008
Cocoon : un duo de fer avec une voix de velours !


Cocoon,
c’est la rencontre de deux univers. Celui de Mark Daumail avec
Morgane Imbeaud, deux Français au talent artistique faisant
unanimement chavirer le grand public et la critique à la
vitesse de l’éclair. Gagnants 2007 de l’illustre concours
«CQFD
des Inrockuptibles», Cocoon se taille ainsi un nom sur le
devant de la scène pour sa musique folk/pop
harmonieuse et riche de simplicité.
De passage très prochainement en Belgique pour quelques dates, Mark s’est prêté au jeu de l’interview avec Alerte à Liège. Pour dire ce qu’il ressent, ce tempérament de feu n’y va pas par quatre chemins et répond à tambour battant… Une vraie bouffée d’air frais dans une journée brumeuse…
A peine plus d’un an après avoir commencé à jouer tous les deux, Mark et Morgane offre à son public de délicates chansons mélodieuses. Le tandem aborde des thèmes de prime abord naïf comme les animaux, la mer, la montagne, la vie au quotidien en extrapolant ces thèmes vers une dimension plus dure, comme le viol ou encore le meurtre. Tout cela malicieusement chanté avec des voix angéliques. Epoustouflant !
Le premier mini album du groupe, « From Panda Mountains », sortit en France le 16 avril est aujourd’hui suivi d’un album attendu avec impatience « My Friends All Died in a Plane Crash » qui sort en Belgique dans le courant du mois.
Plus
qu’une simple collaboration, Cocoon, c’est avant tout l’alliance
de deux artistes. Une relation symbiotique pour laquelle le mot duo
doit être employé dans son sens le plus fort… En effet,
sans sa rencontre avec Morgane, Cocoon ne serait certainement
pas… « Je recherchais une interprète féminine car je savais que ma voix se marierait parfaitement avec la voix d'une fille. J'ai découvert Morgane et ça a été la révélation: Cocoon, ça allait être elle et moi. Sans elle, je n'aurais d'ailleurs certainement jamais eu le courage de montrer mes chansons à quiconque. Morgane rend les choses belles, elle apporte la touche de sensibilité indispensable à notre duo », confie Mark.
Non pas qu’il veuille conserver un certain mystère sur qui
sont Mark et Morgane pris individuellement, mais Mark juge inopportun
de parler d’eux en dehors de ce qu’ils véhiculent par leur
musique. « C'est la musique qui prime, entrer dans le vie de l'artiste est, selon moi, secondaire pour notre public. »
En ayant fait le choix de chanter en anglais, Mark sait qu’une partie de ses textes ne sera pas forcément entièrement compris par un public purement francophone. Qu'à cela ne tienne, pour lui, l’important est que « le public comprenne un mot, une idée, à partir desquels il se fait sa propre chanson. » Nul doute que « l’adorable et accueillant public belge », pour reprendre les termes de Mark, sera de la partie dans ce voyage de l’esprit suggéré par Cocoon.
L’interview se conclut par la traditionnelle question posée par l’artiste précédemment interrogé par AAL, Alex Callier d’Hooverphonic dans ce cas : « Que pensez-vous de la cuisine moléculaire ? ». Mark garde un certain recul par rapport à cette nouvelle tendance culinaire et estime que « la chimie n’a pas réponse à tout. Trop jouer avec les molécules peut aussi avoir ses revers. »
A la veille de leur tournée et de nouveaux enregistrements aux USA, une petite visite s’impose sur MySpace pour réveiller vos émotions par l’univers sonore de Cocoon.
Voici déjà de quoi vous mettre en appétit...
12 janvier 2008
Hooverphonic, magistralement virtuose!
Hooverphonic sera en concert ce 25 janvier 2008 à Spa. Une occasion rêvée pour Alerte à Liège d'interviewer ce groupe belge, connu et reconnu sur la scène internationale, sur la sortie de leur nouvel album "The President of the LSD Golf Club". Une discussion qui nous a permis de constater qu'Alex Callier n'est pas seulement un excellent musicien, il est aussi un fascinant communicateur. Résumé de 20 minutes d'une agréable conversation...
Si on demande à Alex Callier de décrire ce sixième album studio, il explique qu'il voulait quelque chose de totalement différent par rapport à ce que le groupe a déjà pu faire précédemment. "The President of The LSD Golf Club" est teinté par la musique psychédélique des années 60 et a été également enregistré comme à l'époque c'est à dire, sur bande analogique. Pour se détacher de l’électronique, des ordinateurs et des synthétiseurs, le groupe a dû louer de vrais instruments d'époque à un collectionneur privé assez réticent au premier abord. Au final, le groupe a pu pleinement s’épanouir au travers de la palette colorée des sons des instruments vintage gentillement mis à leur disposition. Mellotron, clavecin, piano préparé, orgue Farfisa ont ainsi donné la note à cet album qui est sans doute l’opus le plus osé et le plus expériemental d’Hooverphonic. "Ce fût une grande expérience en studio", ajoute Alex. "L’isolement du studio situé à Waimes, dans les Ardennes, et l’ambiance décontractée des onze jours d'enregistrement ont contribué à créer l'atmosphère rétro qui se dégage de l'album."
Quant au titre, on ne peut que s'interroger sur son origine. "The President of The LSD Golf Club vient d'une rencontre avec un taximan de San Fransisco en 1998. Il avait un style incroyable, de vieux soldat de la guerre du Vietnam, à la "David Crosby" et se surnommait "The President of The LSD Golf Club". C'était super rigolo et nous avions déjà voulu utilisé cette anecdote pour notre album sorti en 2000 mais Sony n'était pas très enthousiaste que le titre de l'album fasse référence à la drogue. Aujourd'hui que nous ne collaborons plus avec Sony, nous étions libres de nous en servir, d'autant plus que le nouvel album et son côté psychédélique collent tout à fait avec ce titre."
Quant on parle à Alex de la folie "MySpace", il répond avec son joli accent de néérlandophone "c'est utile mais ça bouffe plein de temps. Ca peut être bien pour découvrir des artistes mais il y a tellement de bazar qu'on passe à côté de plein de choses. Puis, il n'y a rien à faire, c'est beaucoup moins convivial que de découvrir de la musique grâce à ses amis ou dans un magazine spécialisé. "MySpace" n'est, selon moi, pas l'avenir de la musique."
Pour Alex, qui avoue aimer plus que tout la diversité, être en concert dans un festival, une grande salle ou dans un lieu intimiste apporte le même plaisir au groupe. "On s'amuse partout. L'important est de faire des choses différentes tout le temps."
Ainsi, pour lui, jouer à Liège sera très agréable car le public liégeois est super chaleureux. "La symbiose entre le public et nous est élément clé pour que nous puissions nous amuser sur scène et assurer un certain côté "show"."
Vient maintenant la question qu'a laissée Véronique Boyens, photographe précédemment interviewée par Alerte à Liège, au groupe. "Pensez-vous que vos oeuvres reflètent vraiment votre personnalité?". Alex, qui rédige les textes des chansons pour le groupe, nous dit écrire des textes universels venant en effet d'émotions très personnelles."Les contrastes m'intéressent. J'aime aller dans les extrêmes, du très gai au très triste. Du tout au rien. C'est une des caractéristiques de ma personnalité."
Alex Callier, une très belle personne, l'âme d'un groupe à succès. Hooverphonic en concert à Spa le vendredi 25 janvier.
Photos: Amke Rijkenbarg & Anton Marin. Tous droits réservés.
08 janvier 2008
Des filles aux mains d'argent!
Elles sont cinq Liégeoises à se couper en quatre pour "costumer vos envies". Derrière "l'Atelier Scènes et fil" se cachent cinq costumières ingénieuses: Cécile,Todo,Christine,Françoise et
Perrine.
A elles cinq, fin 2007, elles concrétisent le projet professionnel de leur vie: créer leur entreprise sous la forme juridique d'un asbl. Leur but est "de développer, encourager et sensibiliser le grand public aux métiers de la confection et de la création au service des arts du spectacle et de la scène", comme nous l'explique Perrine.
Scènes et Fil est ainsi un atelier de
conception et de réalisation de costumes au service des arts de la
scène et du spectacle. Tout naturellement, ses services s'adressent bien entendu au théâtre, cinéma, musique,
danse, jeux de rôle, folklore mais aussi aux particuliers. Voilà de quoi ravir, par exemple, la belle qui ne voudra pas passer inaperçue à une soirée costumée.
Issues d'horizons distincts et formées à la FPS, nos cinq artisantes exploitent leur diversité pour proposer différentes créations qui donnent forme à un morceau de tissu, un dessin, une photographie que vous aimez. Pour l'instant, elles sont par exemple en pleine réalisation d'une robe castelet, une robe qui s'ouvre pour découvrir une petite scène pour des marionnettes. Autres extravagances réalisées avec brio, des costumes reprenant le thème des bulles de savon de machines à laver et cela, pour les besoins d'une troupe suisse. Car oui, nos cinquante petits doigts de fées s'exportent à l'international!
Et quand on leur demande l'ambiance qui règne dans un atelier où ne "cohabitent" que des nanas, Perrine nous répond que cela se passe sans bémol. "Nos différentes personnalités s'accordent bien et font en sorte que nous nous complétons. Nous nous laissons assez de place pour que chacune développe ses compétences et ses envies." Ca laissera rêveuse celles pour qui ne travailler qu'entre filles est synonyme de crêpage de chignon!
Pour "Scènes et Fil", 2008 sera une nouvelle année de défis. En effet, l'ambition de nos créatrices est d'augmenter et diversifier les projets qu'elles se voient confier mais aussi de créer leur coopérative à finalité sociale. Avis est d'ailleurs lancé à tous ceux qui souhaiteraient prendre part à ce projet et s'impliquer dans la vie de l'Atelier.
Beaucoup de succès, c'est en tout cas tout le bien qu'on souhaite à cette belle initiative liégeoise!
Atelier Scènes et Fil, Rue Gréty 140A à 4020 Liège. Téléphone: 04.343.78.36. Site officiel.




