COVER_LSDGOLFHooverphonic sera en concert ce 25 janvier 2008 à Spa. Une occasion rêvée pour Alerte à Liège d'interviewer ce groupe belge, connu et reconnu sur la scène internationale, sur la sortie de leur nouvel album "The President of the LSD Golf Club". Une discussion qui nous a permis de constater qu'Alex Callier n'est pas seulement un excellent musicien, il est aussi un fascinant communicateur. Résumé de 20 minutes d'une agréable conversation...

Si on demande à Alex Callier de décrire ce sixième album studio, il explique qu'il voulait quelque chose de totalement différent par rapport à ce que le groupe a déjà pu faire précédemment. "The President of The LSD Golf Club" est teinté par la musique psychédélique des années 60 et a été également enregistré comme à l'époque c'est à dire, sur bande analogique. Pour se détacher de l’électronique, des ordinateurs et des synthétiseurs, le groupe a dû louer de vrais instruments d'époque à un collectionneur privé assez réticent au premier abord. Au final, le groupe a pu pleinement s’épanouir au travers de la palette colorée des sons des instruments vintage gentillement mis à leur disposition. Mellotron, clavecin, piano préparé, orgue Farfisa ont ainsi donné la note à cet album qui est sans doute l’opus le plus osé et le plus expériemental d’Hooverphonic. "Ce fût une grande expérience en studio", ajoute Alex. "L’isolement du studio situé à Waimes, dans les Ardennes, et l’ambiance décontractée des onze jours d'enregistrement ont contribué à créer l'atmosphère rétro qui se dégage de l'album."

Quant au titre, on ne peut que s'interroger sur son origine. "The President of The LSD Golf Club vient d'une rencontre avec un taximan de San Fransisco en 1998. Il avait un style incroyable, de vieux soldat de la guerre du Vietnam, à la "David Crosby" et se surnommait "The President of The LSD Golf Club". C'était super rigolo et nous avions déjà voulu utilisé cette anecdote pour notre album sorti en 2000 mais Sony n'était pas très enthousiaste que le titre de l'album fasse référence à la drogue. Aujourd'hui que nous ne collaborons plus avec Sony, nous étions libres de nous en servir, d'autant plus que le nouvel album et son côté psychédélique collent tout à fait avec ce titre."

Quant on parle à Alex de la folie "MySpace", il répond avec son joli accent de néérlandophone "c'est utile mais ça bouffe plein de temps. Ca peut être bien pour découvrir des artistes mais il y a tellement de bazar qu'on passe à côté de plein de choses. Puis, il n'y a rien à faire, c'est beaucoup moins convivial que de découvrir de la musique grâce à ses amis ou dans un magazine spécialisé. "MySpace" n'est, selon moi, pas l'avenir de la musique."

Pour Alex, qui avoue aimer plus que tout la diversité, être en concert dans un festival, une grande salle ou dans un lieu intimiste apporte le même plaisir au groupe. "On s'amuse partout. L'important est de faire des choses différentes tout le temps."LSDgraszwart1

Ainsi, pour lui, jouer à Liège sera très agréable car le public liégeois est super chaleureux. "La symbiose entre le public et nous est élément clé pour que nous puissions nous amuser sur scène et assurer un certain côté "show"."

Vient maintenant la question qu'a laissée Véronique Boyens, photographe précédemment interviewée par Alerte à Liège, au groupe. "Pensez-vous que vos oeuvres reflètent vraiment votre personnalité?". Alex, qui rédige les textes des chansons pour le groupe, nous dit écrire des textes universels venant en effet d'émotions très personnelles."Les contrastes m'intéressent. J'aime aller dans les extrêmes, du très gai au très triste. Du tout au rien. C'est une des caractéristiques de ma personnalité."

Alex Callier, une très belle personne, l'âme d'un groupe à succès. Hooverphonic en concert à Spa le vendredi 25 janvier.

Photos: Amke Rijkenbarg & Anton Marin. Tous droits réservés.